19/03/2007

LESDAIN 18-03-07

LESDAIN Dimanche 18mars 2007

 

Il est 07:10 lorsque j’arrive aux serres Duroisin à LESDAIN, point de départ de la marche des Jonquilles.

Cette marche est presque une institution dans la région du Tournaisis. En 2006, plus de 6000 marcheurs s’y sont donnés rendez-vous ! Cela vous donne une idée sur sa popularité ! Beaucoup de tournaisiens viennent y prendre un bon bol d’air en famille et cette promenade est devenue, avec la Marche à Bâton du lundi de Pâques au Mont-Saint-Aubert, l’un des deux rassemblements incontournables pour les amateurs de nature et de marche ! De nombreuses distances sont prévues, entre 4 et 33 km !

  Hélas, cette année, le soleil n’est pas au rendez-vous !

  C’est la première fois que j’y participe et malgré ce temps de Commando que je fais souvent semblant d’apprécier, je me réjouis de parcourir des chemins qui me sont encore inconnus.

07:35, je démarre. Comme prévu, le bois d’Howardries est magnifique en cette période de l’année et les jonquilles forment par endroits d’éclatants tapis jaunes qui contrastent fortement sur le fond vert de la nature renaissante.

 

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Tiens, voilà la pluie ! Bon, cela ne m’étonne pas, c’était prévu, mais quand même, je ne l’attendais pas sitôt sur mon itinéraire !

Comme le chante l’autre, je marche seul ! Mon sac à dos ralentissant un peu ma cadence, je m’étonne quand même de ne pas voir plus de marcheurs me dépasser ! Mais il est vrai que je suis parti un peu tôt !

Le premier contrôle se trouve à Rumegies, en France, dans une magnifique salle qui nous offre également une exposition sur l’Ecole au début du 20ème siècle. Une classe plus vraie que nature a même été reconstituée sur la scène de théâtre de la salle. Des salles attenantes nous présentent de nombreux document d’archives et objets que nos parents ou grand’parents  (et parfois même certains d’entre nous qui sont parmi les moins jeunes) ont utilisé.

 

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Visite terminée, je reprends la route ! La pluie est toujours là !

Comme le Chef l’avait signalé, beaucoup de sentiers et peu de voitures

Je n’imaginais pas le nombre de blockhaus datant de la dernière guerre qu’on peut encore trouver dans la région ! Quelques uns recyclés en poulaillers, d’autres en remises pour les tables et chaises de jardin ! Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’ils sortiront (ni les poules, ni les meubles !)

L’arrivée au second contrôle se fait sous la pluie, et je ne passe pas inaperçu avec mon coupe-vent camouflé ! Ah oui, c’est vrai, je ne vous l’avais pas dit : de nombreuses rafales de vent sont venues s’ajouter à la pluie incessante ! Quitte à avoir un temps de Commando, autant en mettre la tenue ! Elle provoque souvent quelques sourires et réflexions du genre :

« Alors, on part à la guerre ? »

« Ben oui ! D’autant plus que la prochaine étape est le Fort du Mont de Ligne à MAULDE (F). On ne sait jamais, si l’ennemi y est encore !!! »

Je prends le temps de manger un morceau, mais pas celui de sécher un peu !  Je repars aussitôt !

Quelques casemates parfois surmontées de tourelles métalliques annoncent la proximité du fort.

Et là, au détour d’un chemin, devinez quoi qu’il y a ?  Des gars en treillis militaire, casqués et armés !!!

Bon sang, ma réflexion au contrôle, serait-ce de la prémonition, aurais-je des dons de voyance ? A y regarder de plus près, ces gars me semblent pourtant bien jeunes et agiles pour des vétérans de 39-45 !

En fait il s’agit de membres d’un club de paint-ball et leurs fusils ne lancent que des projectiles inoffensifs contenant de la couleur ! Quand je dis « inoffensifs », je parle pour ceux qui sont équipés de tenues adéquates. Lorsque je vois les trous qui ont été faits dans certaines de nos flèches de balisage, je me demande si je n’aurais pas mieux fait de prendre un casque à la place de mon chapeau de brousse !

Les « militaires » s’obligent à arrêter de tirer chaque fois que quelqu’un passe dans leur aire de jeu !

 

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     Le fort... un jour où il ne pleut pas !

 

Pour blaguer, je lève les bras ! Pas peur, mais pas inconscient non plus ! J’explique à l’ « ennemi » le motif de notre incursion et les avertit que quelques centaines de fantassins comme moi risquent de passer par le même chemin tout au long de la journée ! Et toutes risquent de ne pas être aussi compréhensives que moi ! Conscients du danger potentiel que pourrait engendrer la situation, celui qui semble être le « chef » met fin au jeu prématurément et rappelle ses troupes ! Du statut de prisonnier, je passe à celui de vainqueur !

Merci à toi valeureux « soldat » ! Ta reddition t’honore ! Je repars donc aussi libre que je suis arrivé, conscient d’avoir sauvé d’une « mise en peinture » certaine, des dizaines de fantassins pacifiques ! La fierté me rend dès lors insensible aux intempéries qui continuent de s’abattre ! Du moins, momentanément !

Les sentiers succèdent aux chemins, ce qui n’est pas pour me déplaire,  et la grèle succède à la pluie, ce qui est nettement moins réjouissant !

Re-passage par les deux points de contrôle précédents !  La grêle remplace la pluie, ne s’arrêtant que pour faire place à de la bruine, parfois remplacée par d’autres giboulées ! Manque plus que la neige !  Les chemins sont de plus en plus boueux et mon sac à dos me semble de plus en plus lourd !  

Tiens ! Un rayon de soleil ! Vite une petite photo pour marquer l’événement !

 

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Les derniers kilomètres nous ramènent à Howardries et son bois que nous traversons par un chemin privé avant de rejoindre les serres d’où nous avons pris le départ !

Dans la « salle » la foule des grands jours. Un peu moins de monde que prévu, mais faut voir le bon côté des choses : on attend moins longtemps au bar et aux stands de restauration !

On a beau dire, le vent, la pluie et le froid, ça rafraîchit, mais surtout, ça fatigue ! Parfois même ça fait peur ! Surtout lorsqu’une bourrasque de vent plus forte que les autres envoie dans la toiture de la serre une grosse branche d’un peuplier tout proche ! Un grand bruit, quelques morceaux de verre qui tombent à quelques mètres de ma table près du stand des inscriptions ! Mais, heureusement, plus de peur que de mal pour nos gentils bénévoles! Comme quoi, même à l’abri, on n’est pas à l’abri !

 Quelques chopes et un bon paquet de frites auront tôt fait de me requinquer un peu !

Bref, 33 kilomètres qui en valaient la peine malgré la météo !

Merci Chef ! Mais si l’année prochaine vous pouviez prévoir un peu moins d’eau… !

                                                                                                         Sans titre-1

 

18:39 Écrit par Hughes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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