23/06/2007

Ma MESA 2007

 

Et voilà !  La MESA 2007 est morte, vive la MESA 2008 !

Mardi, en prenant le départ, j’avais quelques appréhensions. En effet, je n’avais plus chaussé mes bottines depuis la mi- mars et je me remettais à peine d’une pharyngite. Bizarrement, je ne la sentais pas bien cette édition de la Marche Européenne du Souvenir et de l’Amitié. 

Chaque année, j’essaie de loger dans un camp que je ne connais pas encore. C’était le cas du camp St-Roch situé sur les hauteurs de Houffalize.  En fait, quand je dis « sur les hauteurs » je veux dire 5 km en dehors de la ville. C’est vrai que la vue y est imprenable, mais c’est vraiment le désert !  Mise à part la buvette du terrain de foot, rien !  Je veux dire, rien à visiter !

Impossible de changer à la dernière minute.  J’apprends à ce moment-là que les inscriptions se font en ville !  Donc, après avoir repéré un coin tranquille dans l’endroit du camp le plus éloigné des bruits de la buvette (faut tout prévoir !), je m’installe vite fait bien fait, puis je descend  (en voiture) m’inscrire et visiter les lieux ! 

 

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  A mon retour  au camp pour le souper, surprise : je pensais avoir trouvé une bonne planque, en fait, je suis maintenant entouré de tentes de marcheurs et orienteurs ! Certains ont même réussi à se caser sur un morceau de terrain en pente entre ma tente et le terrain de foot !

   Après l’habituel plat de pâtes du premier repas au camp, fin de journée calme dans ma tente ! Lecture et préparation du matériel pour le lendemain !

  C’est en début de nuit que les choses ont commencé à se gâter !

  Un ronfleur ! Pas le petit ronfleur banal ! Non, non, LE ronfleur ! Ma bête noire !

  Pendant une petite accalmie, j’arrive pourtant à m’endormir ! Jusqu’à 02:33, heure à laquelle j’ai la chance d’assister à un spectacle du plus bel effet : un orage ! Pas le petit orage banal ! Non non ! LE orage, à mon grand désespoir ! Avec de l’eau, beaucoup d’eau ! Et un bruit du tonnerre comme j’en ai rarement entendu, et les magnifiques éclairs qui illuminent comme en plein jour ! 

 Lorsque tout prend fin enfin (orage et ronflements), il est l’heure de se lever !!!

Toilette, déjeuner, puis embarquement dans les cars pour le départ vers notre première étape : ETALLE, petite commune du centre de la Gaume où se trouve l’usine d’embouteillage de « l’eau à l’état sauvage », Valvert !  

En chemin, nous apprenons qu’un accident a eu lieu dans un autre convoi.  Une voiture se serait brusquement faufilée dans le convoi, provoquant un carambolage  entre 4 cars et autobus de marcheurs de la mini-Mesa (4 X 15 km) ! On nous signale dans un premier temps qu’il faudra se serrer un peu pour accueillir les passagers des véhicules accidentés ! Mais comme souvent, après un ordre vient un contre-ordre et nous pouvons repartir… avec une demi-heure de retard sur l’horaire !

L’étape du jour s’effectue sans problème. Même avec mon habituel sac à dos qui se fait pourtant sentir dans les côtes (un peu comme lors de la Marche à Bâton au Mont-Saint-Aubert, si vous voyez ce que je veux dire !), mais aussi dans les descentes !

Paysages magnifiques !  Temps gris entrecoupé d’éclaircies, mais pas trop de pluie de toute la journée !

Pour moi, c’est l’idéal ! En fin de journée, je râle quand même un peu, jamais je ne suis arrivé aussi tard à une étape : 16:30 ! Et il y a encore la route du retour vers le camp !

Je ne traîne donc pas, comme d’habitude, à l’arrivée à FLORENVILLE.

Dans le bus, impossible de caser mon sac à dos ! Je dois donc le déposer sur mes pieds, entre le siège et la cabine du chauffeur ! Et c’est là qu’arriva ce qui devait arriver : un muscle du dos qui claque lorsque j’essaie de changer ma position inconfortable !  Bon sang ! 32 km sans bobo et me voilà presque hors service en 2 secondes et sans marcher ! Je re-râle !

  Après une bonne douche au camp, quelques soins et  un copieux repas, je passe le reste de la soirée au repos dans ma tente où je ne tarde pas à m’endormir. Jusqu’à minuit ! Heure où commence la sérénade du ronfleur de service !  Bon ! Ben j’ai quand même dormi trois heures !!!

   L’étape du lendemain se déroule au départ de BAVIGNE, petit port de plaisance le long du lac de la Haute-Sûre au Luxembourg, vers  BASTOGNE, qu’il n’est plus nécessaire de vous situer !

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La météo est assez maussade, mais la beauté des paysages compense un peu le manque de soleil qui fait pourtant quelques apparitions. Comme cette étape est un peu plus dure que celle de la veille  (500 m de dénivelé) je n’ai pas emporté mon sac à dos, blessure oblige, histoire de ne pas hypothéquer mes chances d’arriver au bout des 4 jours ! Tant pis pour mon entraînement pour le Mont-Saint-Michel !

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Les 3 haltes importantes sur le parcours sont toujours l’occasion de rencontrer des amis rencontrés aux éditions précédentes.  Après une petite photo avec des amis flamands de l’Amicale Para-Commando de Comines,  je rencontre deux copains du club Para-Commando de Mouscron ! Ils sont venus en famille à la MESA. Ils étaient 10 mais ne sont plus que deux !  En cause, l’accident de la veille !  6  d’entre eux, pour qui cette marche était une première, font partie des 26 blessés et sont donc retournés chez eux après un check-up et quelques soins à l’hôpital ! Heureusement, ce n’est pas trop grave ! J’ai vu plus tard des photos des cars accidentés, tous ont eu beaucoup de chance !

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   Un peu plus tard en chemin, je suis rattrapé par un copain marcheur ! Il décide de continuer avec moi !  C’est un brave gars, mais un peu casse pied ! Je traîne donc un peu en espérant qu’il prenne le large :  je m’arrête à une halte un peu plus longtemps que d’habitude, je prétexte un arrêt-pipi, j’essaie de m’éclipser pendant qu’il pèle une orange, rien n’y fait , il a décidé de faire la route en ma compagnie,  se retournant même de temps en temps pour voir si j’arrive bien à le suivre et pour éventuellement m’attendre !

Et une nouvelle fois, ce qui devait arriver arriva ! Qui dit changement de rythme, dit pour moi ampoules au pieds !  Mais j’avoue que les bottines commencent à prendre également un coup de vieux ! Ce n’est pas fait pour arranger les choses ! L’arrivée n’est plus qu’à 3km lorsque je sens soudain une douleur dans un orteil : une ampoule vient d’éclater !  Ouf ! Je peux prétexter un arrêt pour me soigner sans blesser le copain ! Le temps d’évacuer le reste du liquide qui fait pression, et je repars !

Il est 13:30 lorsque j’arrive au Mardasson  à BASTOGNE ! C’est une belle heure et je peux donc me permettre quelques achats de souvenirs au Historical Center dédié aux combattants de la seconde Guerre Mondiale. L’arrivée officielle est en ville, 2 km plus loin !

Quelques chopes et un paquet de frites plus tard, je prends le bus du retour.

Après la douche, passage obligatoire par l’infirmerie ! Pommade sur le dos et sur un gros orteil douloureux,  percement d’un carillon de cloches dont la plus importante à la taille d’une pièce de 3€50 !

Repas et reste de la journée comme la veille avec quand même un petit passage par la buvette, histoire d’améliorer un peu mes chances de passer une meilleure nuit que les précédentes ! Peine perdue ! Cette nuit est la pire de toutes ! Dire que je re-re-râle n’est qu’un léger euphémisme !

Au petit matin, j’ai pris ma décision ! N’étant pas masochiste, j’arrête le supplice. Je veux dormir, je veux mon lit !  Je prends donc mon temps pour la toilette et le petit déjeuner puis je plie bagages. Il est 09:00 lorsque je prends la route du retour ! Ma MESA est terminée.

Vous dire que je suis heureux que ce soit terminé serait mentir ! Mais je ne suis pas fâché.  Simplement un peu déçu !

C’est l’heure du bilan ;

Je retiendrai de cette édition

-          qu’il vaudra mieux à l’avenir éviter ce camp

-          que le temps humide ne sèche pas les deux seuls pantalons emportés

-          que sur un pantalon foncé les auréoles de transpiration se voient plus que sur un pantalon clair

-          que les boules Quiess sont dans certains cas inutiles

-          que pour marcher 30 km par jour pendant 4 jours avec un sac à dos de 16 kg, c’est beaucoup sans un bon entraînement

-          qu’il vaut mieux acheter ses tickets de boisson au fur et à mesure des commandes plutôt que d’en acheter un paquet et de revenir avec (ils ne sont pas repris )

-          que ce samedi je pourrais aller voir mes collègues au tournoi de mini-foot qu’ils organisent

-          que le Mont-Saint-Michel est encore loin… très loin

-          qu’il existe de magnifiques endroits dans nos Ardennes, en Gaume et au Luxembourg

-          et surtout que le plus important, ce n’est pas l’arrivée, mais tout ce qu’il y a avant ! 

 

Alors,  comme je l’écrivais au début, la MESA 2007 est morte, vive la MESA 2008 !

J’y serai !  

Et vous ?

10:50 Écrit par Hughes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

.... Malheureusement je n'ai jamais pu avoir des congés pour faire cette marche splendide, j'attendrai d'être pré-pensionné pour la faire.
Amitié Ben

Écrit par : ben | 24/06/2007

M.E.S.A. Bonjour,

Nous attendons avec impatience votre compte rendu 2008, merci pour cet article.
Un autre aperçu ici :
http://les-piverts.allmyblog.com/70-la-mesa-2008.html

Bien cordialement.

Écrit par : Pop | 30/06/2008

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